Shadowmation est le style de Yeşilçam Studios qui transpose le Karagöz, le théâtre d’ombres traditionnel turc, dans l’animation IA : un écran éclairé par l’arrière, des marionnettes de cuir perforé et colorées, et la lumière vacillante d’une lampe. Vous écrivez l’histoire, vous nommez vos personnages, et le film se joue derrière la toile. Voici pourquoi nous tenions à ce style et comment nous l’avons construit.

Pourquoi le Karagöz

Yeşilçam est le nom de l’âge d’or du cinéma turc, et notre studio porte ce nom parce que nous aimons les images qui ont une histoire. Le Karagöz en a une très longue. Pendant des siècles, dans les cafés et les cours, un montreur d’ombres a fait dialoguer Karagöz, l’homme du peuple au franc-parler, et Hacivat, le lettré qui aime les belles phrases, derrière un écran de toile blanche appelé perde. Les silhouettes étaient découpées dans du cuir, amincies jusqu’à devenir translucides, peintes, puis perforées pour laisser passer la lumière.

Ce qui nous a frappés, c’est à quel point ce théâtre est déjà du cinéma : un cadre fixe, une source de lumière, des personnages qui entrent et sortent, et surtout du dialogue. Le Karagöz vit de répliques. Il était naturel d’en faire un look Cinemation, puisque cette famille est justement celle où vos personnages peuvent se parler.

Ce qui rend le look reconnaissable

Un théâtre d’ombres raté ressemble à une silhouette noire sur fond blanc. Un vrai Karagöz, c’est autre chose. Nous avons travaillé trois éléments.

  • L’écran rétroéclairé. La toile doit sembler éclairée par derrière, avec une lumière chaude qui n’est jamais parfaitement uniforme.
  • Les marionnettes de cuir. Elles sont colorées et translucides, et surtout perforées : de petits trous dessinent les motifs des vêtements et laissent passer la lumière.
  • La flamme de la lampe. Traditionnellement, l’écran était éclairé par une lampe à huile. Un léger vacillement de la lumière suffit à rendre la scène vivante.

Au niveau Premium, un détail compte particulièrement pour ce style : les images clés qui comportent un cadre, une bordure ou des bandes noires sont détectées et redessinées. L’écran de toile doit remplir l’image, pas flotter au milieu d’un cadre ajouté par erreur. Shadowmation n’est pas animé par un modèle vidéo mais par un moteur d’animation 2.5D : il n’y a donc pas de relecture automatique des clips comme dans les autres looks Cinemation.

Vos propres personnages, en cuir et en lumière

Comme dans tous les looks Cinemation, vous pouvez ajouter jusqu’à quatre personnages avec « Ajouter un personnage ». Donnez à chacun un nom et une courte description de son apparence : couleurs, tenue, accessoires. Le studio les dessine comme des marionnettes de théâtre d’ombres. Vous pouvez aussi importer une image de référence ; elle l’emporte alors sur la description, et la marionnette en reprend les traits principaux.

Rien ne vous oblige à reprendre Karagöz et Hacivat. Le style fonctionne aussi bien pour un conte contemporain, une fable animalière ou une histoire de quartier. Ce qui compte, c’est l’esprit : deux caractères bien opposés qui se répondent.

Faire dialoguer les ombres

Le mode de parole Dialogue est celui qui convient le mieux au Karagöz : les personnages se parlent, sans narrateur, exactement comme dans une représentation. Le mode Les deux permet d’ajouter un narrateur qui présente la scène avant l’échange, à la manière d’un prologue. Chaque personnage a sa voix fixe, et les sous-titres affichent le nom de celui qui parle ; comme les marionnettes sont animées par un moteur d’animation 2.5D, leur bouche ne bouge pas, contrairement aux looks dotés de synchronisation labiale décrits dans Une synchronisation labiale qui garde la voix.

Pour les répliques, vous avez le choix : laisser le réalisateur les écrire, les écrire vous-même avec « J’écris le dialogue » (jusqu’à 30 lignes de 200 caractères), ou demander un brouillon avec « Écrire le dialogue avec Sam ». Le Karagöz aime les jeux de mots et les malentendus ; si vous en avez en tête, écrivez-les vous-même, ils seront utilisés tels quels.

À quoi sert Shadowmation

  1. Culture et patrimoine. Présenter une tradition à un public qui ne la connaît pas, dans un musée, une exposition ou une classe.
  2. Institutions et festivals. Une bande-annonce de festival, un message de fête ou une campagne culturelle avec une identité visuelle forte.
  3. Contes et fables. Les histoires à morale, courtes et dialoguées, trouvent naturellement leur place derrière l’écran.
  4. Humour. Le duo de caractères opposés reste une formidable mécanique comique, y compris pour une marque qui veut parler avec légèreté.

Nos conseils pour un bon film d’ombres

Restez sur des scènes simples, avec peu de personnages à l’écran en même temps : le théâtre d’ombres est un art de profil et de silhouette, et deux personnages bien lisibles valent mieux que quatre qui se chevauchent. Préférez des descriptions qui jouent sur les couleurs et les motifs, puisque ce sont eux qui ressortent à travers le cuir perforé. Enfin, choisissez une durée modérée : un bon échange de Karagöz tient souvent en moins d’une minute.

Si vous hésitez entre plusieurs looks, notre article sur les dix looks Cinemation compare Shadowmation aux autres traditions graphiques de la famille, comme Panelmation et Postermation.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que le Karagöz ? C’est le théâtre d’ombres traditionnel turc, où des marionnettes de cuir coloré et perforé jouent derrière un écran de toile éclairé par l’arrière. Karagöz et Hacivat en sont les deux personnages principaux.

Dois-je utiliser Karagöz et Hacivat comme personnages ? Non. Vous pouvez créer vos propres personnages, jusqu’à quatre, avec un nom et une description ou une image de référence.

Quel mode de parole choisir pour Shadowmation ? Le mode Dialogue est le plus fidèle à la tradition ; Les deux ajoute un narrateur qui introduit la scène.

Où créer un film Shadowmation ? Sur la page Animation, en choisissant Shadowmation parmi les looks Cinemation.