Cinemation est la famille de styles de Yeşilçam Studios qui met en scène vos propres personnages, avec une narration et de la musique ; dans huit de ses looks, un modèle vidéo anime de vraies scènes, et dans Shadowmation et Pixelmation, c’est un moteur d’animation 2.5D qui dessine le film. Elle compte dix looks, de l’anime classique au théâtre d’ombres Karagöz en passant par la pâte à modeler et le pixel art, et Wuxiamation existe en deux rendus. Cet article présente chaque look et le type de projet pour lequel nous le recommandons.
Ce que les dix looks ont en commun
Les styles Cinemation animés par un modèle vidéo partagent la même mécanique. Le réalisateur, un modèle de langage, lit votre histoire et la découpe en scènes. Chaque scène avec un personnage commence par une image clé dessinée dans le style choisi, à partir du nom et de l’apparence que vous avez donnés, puis cette image est animée par un modèle vidéo. La narration, le dialogue et la musique sont ajoutés ensuite, et le tout est monté en un seul film.
Concrètement, cela veut dire que chaque look Cinemation accepte jusqu’à quatre personnages, avec une description ou une image de référence, qu’il propose les quatre modes de parole (Narrateur, Dialogue, Les deux, Muet), et que chaque personnage garde une voix fixe pour ses répliques. Dans huit looks, le modèle vidéo anime aussi la bouche de celui qui parle et chaque clip peut être relu automatiquement ; Shadowmation et Pixelmation, dessinés par un moteur d’animation 2.5D, font dire les répliques avec la même voix fixe et affichent le nom du locuteur dans les sous-titres, mais sans animation de la bouche ni relecture des clips. Pour le reste, seul le rendu change, et avec lui l’usage.
Les dix looks, un par un
Wuxiamation : l’épopée, en deux rendus
Wuxiamation est pensé pour les récits de sabre, de montagnes et de légendes. Le rendu Legend 2D ressemble à un rouleau peint à l’encre et rehaussé d’or ; le rendu Cinematic 3D vise un film d’action en images de synthèse. Le premier convient aux contes et aux mythes racontés par un narrateur, le second aux scènes de duel et de poursuite.
Celmation et Toonmation : l’animation que tout le monde reconnaît
Celmation reprend l’esthétique de l’anime classique : contours nets, aplats de couleur, ciels expressifs. C’est un choix naturel pour une histoire d’aventure ou une romance avec deux ou trois personnages qui dialoguent. Toonmation vise le dessin animé classique, plus rond et plus burlesque ; il fonctionne très bien pour l’humour, les mascottes de marque et les contenus pour enfants.
Toymation et Claymation : le volume et la matière
Toymation donne un aspect de long métrage 3D mignon, avec des personnages ronds et une lumière douce. Il est idéal pour présenter un produit ou un personnage de marque de façon chaleureuse. Claymation imite la pâte à modeler de l’animation image par image : matière malléable, petites irrégularités, éclairage de studio miniature. C’est le look qui donne le plus l’impression d’un objet fait à la main, parfait pour une histoire familiale ou un clip décalé.
Neonmation et Pixelmation : des ambiances fortes
Neonmation plonge l’histoire dans une ville cyberpunk, entre néons, pluie et reflets. Il se prête aux teasers, aux clips musicaux et aux récits de science-fiction. Pixelmation reprend le pixel art 16 bits des jeux vidéo : il parle immédiatement à un public de joueurs et fonctionne bien pour une annonce de jeu, un anniversaire ou une histoire nostalgique.
Shadowmation, Panelmation et Postermation : trois traditions graphiques
Shadowmation transpose le Karagöz, le théâtre d’ombres turc : écran éclairé par l’arrière, marionnettes de cuir perforé et colorées, flamme de lampe qui vacille. Nous racontons comment nous l’avons construit dans Le Karagöz à l’écran.
Panelmation fabrique une bande dessinée animée : case par case, avec des bulles de dialogue, des onomatopées lettrées et une trame de points. Les bulles pointent vers le personnage qui parle, ce qui a demandé un vrai travail que nous décrivons dans notre article sur la bande dessinée animée.
Postermation s’inspire des affiches de voyage du milieu du XXe siècle : art vectoriel, deux à quatre couleurs, grands aplats. Pensez au Bosphore ou à Kadıköy dessinés comme une affiche touristique ancienne. C’est un excellent choix pour une ville, un hôtel, un festival ou une marque qui veut une identité rétro.
Comment choisir entre ces dix looks
- Vous racontez une histoire avec des personnages qui se parlent : Celmation, Toonmation ou Toymation.
- Vous voulez une texture artisanale : Claymation ou Shadowmation.
- Vous faites une annonce ou un teaser avec une ambiance marquée : Neonmation, Pixelmation ou Postermation.
- Votre histoire est une légende ou un combat : Wuxiamation, en Legend 2D ou en Cinematic 3D.
- Votre histoire repose sur les répliques : Panelmation, parce que les bulles rendent le dialogue lisible même sans le son.
Si votre projet n’a pas besoin de personnages animés par un modèle vidéo, les styles génératifs comme Papercraft ou Typemation coûtent moins cher. Le guide choisir un style d’animation compare toutes les options.
Qualité, fiabilité et contrôle
Les looks Cinemation proposent deux niveaux, Professional et Premium. Au niveau Premium, chaque clip généré est relu image par image par un modèle de relecture qui cherche les défauts graves, comme un véhicule qui recule ou un membre détaché ; seuls ces problèmes déclenchent une nouvelle génération, dans la limite de 30 % des clips. Et si un fournisseur vidéo est indisponible, la production bascule automatiquement vers un fournisseur de secours pour que le film aille jusqu’au bout.
Comme partout dans le studio, le prix est affiché avant le lancement, en jetons et poste par poste. L’estimation est un plafond, et la différence avec l’usage réel est remboursée à la fin.
Questions fréquentes
Combien de personnages puis-je utiliser dans un film Cinemation ? Jusqu’à quatre par projet, chacun avec un nom et une description ou une image de référence.
Les dix looks proposent-ils tous le dialogue ? Oui. Tous les styles Cinemation offrent les modes Narrateur, Dialogue, Les deux et Muet, avec une voix fixe par personnage. La synchronisation labiale concerne huit looks ; dans Shadowmation et Pixelmation, les répliques sont dites avec la voix du personnage et sous-titrées avec son nom, sans animation de la bouche.
Pourquoi parle-t-on parfois de onze styles ? Parce que Wuxiamation existe en deux rendus, Legend 2D et Cinematic 3D ; il y a dix looks, mais onze façons de rendre un film.
Où lancer un film Cinemation ? Dans le menu Animation, sur la page Animation, en choisissant l’un des dix looks.
